Contacter un comptableLe régime de l’auto-entrepreneur, grâce à son fonctionnement très souple, présente de nombreux avantages pour démarrer un projet.
Au-delà de la simplicité des formalités à effectuer par créer une auto-entreprise, son fonctionnement est ensuite ultra-simplifié : régime micro-social et micro-fiscal, comptabilité ultra-simplifiée… Voici les principaux avantages du statut d’auto-entrepreneur.
Des formalités de déclaration allégées
Pour devenir auto-entrepreneur, les formalités sont très simples et très rapides. Celui qui souhaite opter pour ce statut devra simplement effectuer une déclaration d’activité et la déposer sur le site Internet du Guichet Unique, accessible à l’adresse procedures.inpi.fr. Le dépôt du dossier s’effectuent obligatoirement en ligne et sur le portail du Guichet Unique.
Après dépôt de la déclaration, l’INSEE se chargera de communiquer un numéro SIRET, qui permettra à l’auto-entrepreneur de démarrer son activité et de s’inscrire pour déclarer et payer les charges sociales et fiscales calculées sur le chiffre d’affaires réalisé.
Des obligations comptables très souples
Les auto-entrepreneurs sont dispensés d’établir des comptes annuels car il relève du régime de la micro-entreprise, et n’ont donc ainsi pas à tenir les livres comptables obligatoires.
L’auto-entrepreneur devra simplement tenir un livre des recettes et un registre des achats au cas où l’activité exercée correspond à une activité de vente de marchandises ou de fourniture de logements.
Le livre des recettes doit contenir chronologiquement et quotidiennement le montant des recettes encaissées, les références des factures de vente émises et les modalités de règlement utilisées.
Le registre des achats, devant être tenu lorsque l’auto-entrepreneur exerce une activité de vente de marchandises ou de fourniture de logements, doit récapituler chacun des achats effectués et le mode de règlement utilisé.
L’auto-entrepreneur doit néanmoins émettre des factures pour les ventes qu’il réalise et doivent conserver pendant 10 ans les pièces justificatives des achats et ventes réalisées.
La fiscalité de l’auto-entrepreneur est très simple
L’auto-entrepreneur n’est tout d’abord pas assujetti à la TVA tant qu’il ne dépasse pas les seuils de la franchise en base de TVA, ce qui signifie que les ventes ou les services qu’il facture ne supportent pas de TVA. A contrario, il ne pourra pas récupérer la TVA gravant les dépenses qu’il effectue.
Ensuite, l’auto-entrepreneur peut opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Dans ce cas, l’IR sera calculé sur son chiffre d’affaires directement, sans que le chef d’entreprise n’est ensuite une quelconque déclaration à établir. Il existe des conditions de revenus pour en bénéficier.
Le régime social simplifié de l’auto-entrepreneur
L’auto-entrepreneur bénéficie d’une protection sociale complète et paie, grâce au régime du micro-social, des cotisations en fonction du chiffre d’affaires qu’il réalise mensuellement ou trimestriellement. La totalité des différentes cotisations sociales sont englobées dans un même et unique taux.
Les cotisations sociales qui sont dues sont donc connues immédiatement et il n’y aura aucun rappel différé dans le temps, comme cela existe pour les gérants majoritaires par exemple.
L’auto-entrepreneur n’aura aucune cotisation provisionnelle à régler et acquittera uniquement des cotisations sociales si il réalise du chiffre d’affaires.
Le régime de l’auto-entrepreneur peut se cumuler avec le dispositif ACCRE, qui permet de bénéficier d’exonérations partielles de cotisations sociales et de continuer à percevoir des allocations chômage.
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